Dossier de presse - Association Amiante Hazemeyer-Unelec Saint-Quentin 02

Association Amiante Hazemeyer-Unelec Saint-Quentin 02
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AISNE NOUVELLE DU SAMEDI 4 DECEMBRE 1999

 
Conférence débat à Holnon
En finir avec la maladie d’amiante

 
Les victimes de l’amiante commencent à faire valoir leurs droits. Les institutions, quant à elles, commencent à les informer sur le processus d’indemnisation.
Un apport de l’Institut national de la Santé et de la Recherche Médicale (Inserm) de 1997 estimait au minimum à 1200 le nombre de décès annuels par cancer du poumon causé par l’amiante. Malgré de nombreux témoignages et tristes constats, ce n’est qu’en 1996 que l’usage de l’amiante fut interdit.
Mais depuis, les victimes livrent combat, des associations se créent, les demandes d’indemnisation sont prises en compte et un dispositif de cessation anticipée de toute activité professionnelle au profit des salariés et anciens salariés a été mis en place. C’est pour expliquer et débattre de ce dernier point que la CRAM NORD PICARDIE a récemment organisé une conférence à la salle polyvalente d’Holnon. Eric Van Aerec, ingénieur et Monique Crespel responsable de la cellule « Prestation Amiante » de la CRAM ont informé les intéressés sur les conditions d’obtention de l’allocation et des perspectives d’évolution.
En sont bénéficiaires les personnes âgées d’au moins 50 ans et travaillant ou ayant travaillé dans un des établissements de fabrication de matériaux contenant de l’amiante figurant sur une liste établie par arrêté ministériel. La salle était comble ce jour là, on mesure facilement l’étendue du problème.


 


 
UNION DU 13 JANVIER 2001
Mobilisation contre l'amiante
L' ASSOCIATION Amiante et anciens salariés de Hazemeyer et Unélec n'en finit plus d'étoffer ses effectifs. A ce jour, près de 450 personnes ont pris leur carte d'adhérents. Le souci majeur de l'association a toujours été 'obtenir l'allocation de cessa: n d'activité pour les personnes ayant travaillé au contact de l'amiante. Cette matière cancérigène entrait directement dans la production de l'entreprise définie par son objet social.
Cette allocation, souvent baptisée la préretraite amiante, représente 65 % de la rémunération brute du salarié. Elle s'adresse aux personnes privées d'activités et offre un niveau d'indemnisation plus favorable que celui issu du régime des Assedic.
Pour Hazemeyer, la période visée court de 1948 à 1981. A Unélec, elle s'étale de 1937 à 1995. Les salariés étaient régulièrement au contact de matériaux usinés. " Nous avons demandé à ce que la période prenne en compte un nouveau délai, jusqu'au 8 Juin 200. C'est la date à laquelle ont été arrêtés tous les essais de produits avec de l'amiante. "
Durant l'année 2001, des tests ont été menés dans l'air sur le site d'Harly, deux endroits dans l'usine ont été condamnés. Les analyses, commandées par la direction du travail, ont fait état de taux anormaux d'amiante dans l'air. L'association se bat également pour deux autres motifs. Le premier cheval de bataille concerne le suivi médical des personnes ayant travaillé au contact de l'amiante. Le second vise les personnes dont la maladie s'est déjà déclarée ou, malheureusement, déjà décédées.
Toutes avaient jusqu'au 27 décembre dernier pour remplir les dossiers de demandes de réparation du préjudice. Un fonds d'indemnisation a été créé au niveau national. Il est inscrit au budget 2002.
Ph. L.
Renseignements complémentaires auprès du président de l'association, Daniel Liénard, au 03 23 68 22 53.
UNION 13/01/2002

 
UNION DU 13 JANVIER 2001
Mobilisation contre l'amiante
L' ASSOCIATION Amiante et anciens salariés de Hazemeyer et Unélec n'en finit plus d'étoffer ses effectifs. A ce jour, près de 450 personnes ont pris leur carte d'adhérents. Le souci majeur de l'association a toujours été 'obtenir l'allocation de cessa: n d'activité pour les personnes ayant travaillé au contact de l'amiante. Cette matière cancérigène entrait directement dans la production de l'entreprise définie par son objet social.
Cette allocation, souvent baptisée la préretraite amiante, représente 65 % de la rémunération brute du salarié. Elle s'adresse aux personnes privées d'activités et offre un niveau d'indemnisation plus favorable que celui issu du régime des Assedic.
Pour Hazemeyer, la période visée court de 1948 à 1981. A Unélec, elle s'étale de 1937 à 1995. Les salariés étaient régulièrement au contact de matériaux usinés. " Nous avons demandé à ce que la période prenne en compte un nouveau délai, jusqu'au 8 Juin 200. C'est la date à laquelle ont été arrêtés tous les essais de produits avec de l'amiante. "
Durant l'année 2001, des tests ont été menés dans l'air sur le site d'Harly, deux endroits dans l'usine ont été condamnés. Les analyses, commandées par la direction du travail, ont fait état de taux anormaux d'amiante dans l'air. L'association se bat également pour deux autres motifs. Le premier cheval de bataille concerne le suivi médical des personnes ayant travaillé au contact de l'amiante. Le second vise les personnes dont la maladie s'est déjà déclarée ou, malheureusement, déjà décédées.
Toutes avaient jusqu'au 27 décembre dernier pour remplir les dossiers de demandes de réparation du préjudice. Un fonds d'indemnisation a été créé au niveau national. Il est inscrit au budget 2002.
Ph. L.
Renseignements complémentaires auprès du président de l'association, Daniel Liénard, au 03 23 68 22 53.
UNION 13/01/2002

 

 

 

 

 

 
LA VOIX DE L’AISNE DU MARDI 20 FEVRIER 2001
Victimes
L'association " Amiante et les anciens salariés d'Hazemeyer et d'Unelec " à la rencontre d'Elisabeth Guigou, ce soir
Nous voulons être reconnus comme victimes "
La venue, ce soir à Saint-Quentin, d'Elisabeth Guigou, ministre de l'emploi et de la solidarité, est peut-être une de leurs dernières chances. Eux, ce sont les membres de l'association " Amiante et les anciens salariés exposés d'Hazemeyer et d'Unelec " qui cherchent à obtenir le statut de " victimes ".
Tous ont été, jadis, employés dans l'une de ces deux entreprises (voire les deux) situées route de Guise à Saint-Quentin. Pendant des années, chacun s'est battu à titre plus ou moins personnel pour obtenir réparation. Car l'amiante tue, a tué et tuera encore malheureusement. Les chiffres des victimes augmentent même de manière assez préoccupante. Il devenait donc urgent d'agir, à défaut d'avoir à réagir... quand il sera trop tard. Plusieurs personnes, touchées plus ou moins directement par la maladie, se sont donc constituées en association, le 31 mars 2000, pour tenter de faire avancer les choses. Leurs premières démarches les ont menées vers la CRAM (Caisse régionale d'assurance maladie) de Villeneuve-d'Ascq (Nord) puis vers l'Inspection du travail qui a pu intervenir auprès du ministère. Les deux organismes ont transmis un avis favorable aux autorités gouvernementales. La décision appartiendrait donc au ministère. " Le but, au départ, c'était d'obtenir l'allocation de cessation d'activité des travailleurs de l'amiante, explique le président Daniel Liénard. Cette action fait suite à un décret du gouvernement : nous souhaitons que nos entreprises soient mentionnées également au Journal officiel pour que les anciens employés soient reconnus comme "salariés exposés à l'amiante" et qu'ils bénéficient des statuts qui s'y rapportent. " Plus de cent quarante personnes adhèrent aujourd'hui à l'association. Certains anciens salariés sont gravement atteints. Chez d'autres, les premiers symptômes se déclarent L'un de nos collègues a subi récemment une ablation d'un poumon et le second est touché. " Actuellement, le gouvernement n'a pas encore reconnu toutes les entreprises.
Sur liste d'attente
Hazemeyer et Unelec sont de celles-là. Seuls les anciens salariés de quelques grandes firmes européennes bénéficient de ce statut. " Certains employés ont commencé à être exposés à l'amiante en 1974 et sont déjà reconnus depuis un an. Unelec a commencé en 1937 et Hazemeyer en 1948... Mais nous attendons toujours d'être reconnus, déplore Daniel Liénard, qui poursuit : " Je ne connais qu'une seule entreprise dans le département qui soit mentionnée : il s'agit de Bosch système freinage, citée au Journal officiel en octobre 2000. " Les membres de l'association basée à Gauchy espèrent la même issue. Mais leur dossier, que Daniel Liénard dit " complet depuis décembre 2000 " est toujours sur liste d'attente. Pour accélérer le procédé, l'association a récemment fait appel aux élus saint-quentinois : " Nous avons demandé à la députée Odette Grzegrzulka, au sénateur maire Pierre André et au sous-préfet Fabien Sudry de nous aider. On a également eu recours à un avocat de Paris, qui défend la cause des anciens salariés de l'amiante. Nous profiterons aujourd'hui de la venue d'Élisabeth Guigou pour poser le problème. Notre statut dépend de sa signature. Je veux lui expliquer que les gens qui sont plus ou moins touchés par l'amiante souffrent autant dans les petites que dans les grandes entreprises. " La décision en reviendrait à la représentante du gouvernement. " Notre seul recours si nous ne sommes pas reconnus, c'est de porter plainte au tribunal administratif de sécurité sociale ", dit encore le président. Une démarche que l'association n'envisage pas pour l'instant car son action commence véritablement à porter ses fruits : " Au départ, chacun se renvoyait la balle. Aujourd'hui, il reste une signature à apposer ", précise Daniel Liénard qui entend bien expliquer à Élisabeth Guigou le fond du problème. Toutes les personnes qui veulent demander réparation devront le faire avant le 27 décembre 2001, date de l'échéance : " Si on ne peut faire reconnaître l'exposition à l'amiante, chacun devra faire une action à titre personnel. Les familles des victimes qui voudront obtenir réparation devront exhumer les corps pour pratiquer une autopsie. " Devra-t-on aller jusque là ? Réponse en fin d'année.
Samuel PETIT
L'association se réunit tous les 2e jeudis du mois au centre social du Moulin de tous vents à Gauchy. Renseignements au Tel 03 23 68 22 53 ou 06 70 78 69 11

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 
AISNE NOUVELLE DU SAMEDI 24 FEVRIER 2001

 
Elisabeth dans le cœur d'Odette
Après le patron de l'Intérieur Daniel Vaillant et avant la venue de Marie-George Buffet jeudi, c'est Elisabeth Guigou, la ministre de l'Emploi et de la Solidarité qui a débarqué mardi soir pour soutenir la candidature d'Odette Grzegrzulka.

 
Le déplacement d'un ministre du gouvernement, aussi apprécié soit-il, pour soutenir une candidate aux élections municipales, peut-il influencer le vote des électeurs ?
" Non, je ne pense pas. Absolument pas. faire venir des copains, ça ne démontre pas qu'on est soit même à la hauteur ". Ce double avis de Bernard et Monique vaquant à leurs occupations quotidiennes mardi soir, vaut ce qu'i vaut. Il a au moins le mérite d'enrichir le débat.
Ce n'était évidemment pas l'opinion de tous les colistiers et proches d'Odette Grzegrzulka, qui ont attendu l'ancienne garde des Sceaux, arrivée mardi soir avec une heure de retard sur son planning à la permanence électorale de la gauche plurielle, avenue Faidherbe. Charmante femme aux yeux bleus, vêtue de noir, Elisabeth Guigou, un petit cœur au cou, a serré les mains et a généreusement souri à tous les colistiers pluriels de la députée. Le successeur de Martine Aubry au ministère du Travail et de la Solidarité a également dédicacé son dernier livre, " Une femme au cœur de l'Etat ". D'une voix douce et chaude, elle a volontiers échangé avec une admiratrice quelques souvenirs d'Avignon, où elle est candidate à la mairie.
La représentant du gouvernement a également écouté une délégation des anciens salariés exposés à l'amiante d'Hazemeyer et d'Unelec. Guigou et son directeur de cabinet ont certifié que des choses concrètes devraient aboutir en avril.

 
Mairie au garde à vous
Tout ce petit monde s'est retrouvé ensuite dans un restaurant, rue de Baudreuil. Les supporters n'ont cessé de grossir. Dans une salle pleine comme un œuf, d'Odette Grzegrzulka, puis sa supportrice de poids ont pris la parole.
" Il règne une chape de plomb, une omerta, le garde à vous dans cette mairie gouvernée d'une main de fer. Dans une ville où le théâtre Jean-Vilar a accueilli le funeste Le PEn, on se chargera de faire sortir le maire de sa tour d'ivoire. On va démonarchiser la mairie de Saint-Quentin " a grondé la députée.
Après la bise, la ministre a pris la parole. "Odette est une femme exceptionnelle. C'est l'illustration des femmes en politique. Elle tanne beaucoup de monde. Elle est une de ces parlementaires, militantes, passionnées et chaleureuses " s'est enthousiasmée Mme Guigou, soulignant le travail de la députée de l'Aisne sur la CMU (couverture médicale universelle). " Vous avez la meilleure tête de liste pour la gauche rassemblée pour que Saint-Quentin sorte de la spirale du déclin, de l'étouffement et de la tension de l'enfermement ".
Une nouvelle accolade entre Elisabeth et Odette a conclu cette réunion publique. Entre les deux femmes politiciennes, les cœurs font boum, boum. La ministre pouvait repartir vers la capitale et les convives pluriels se mettre à table pour " le banquet de l'alternance ".
N.T.

 
COURRIER PICARD DU 30 MARS 2001

 
Amiante: le pire est à venir
Le nombre de cancers liés à l'amiante est deux fois plus élevé que prévu, avec au moins 3.500 nouveaux cas en 1998, mais le pire est encore à venir, selon une enquête publiée hier dans l'hebdomadaire Le Point.
Ce résultat, qui a le mérite de rappeler que l'amiante tue et tuera encore, sera présenté vendredi dans le cadre des journées "Envois 2001 " à Nancy.
En 1996, un rapport d'experts, réunis par l'INSERM sous la présidence d'André Bernard Tonnel, a dressé un constat accablant sur les effets de ce matériau isolant et anti-incendie, qui provoque des cancers des poumons et de la plèvre (mésothéliome). Il estimait à "au moins 2.000" le nombre annuel de morts par amiante, cette année-là. Mais le pire est à venir "nous estimons qu'entre 50.000 et 100.000 personnes décéderont dans les vingt prochaines années de pathologie liées à l'inhalation de fibres d'amiante", a confirmé à l'A.F.P. le professeur Marcel Golberg, épidémiologiste, spécialiste de l'amiante. La carte de France des cancers illustre la réalité de la mort par amiante avec des départements particulièrement touchés comme le Nord, la Seine-maritime, où d'autres qui les talonnent dans ce palmarès noir, comme l'Isère, les Bouches-du-Rhône, le Var, les Alpes-Maritimes, la Moselle, l'Aisne, le Calvados la Gironde la Somme et l'Oise.
"Le nombre des victimes est bien plus élevé que ne le laissaient penser les différentes estimations avancées
jusqu'à ce jour par les épidémiologistes français", note François Malle, auteur de l'enquête effectuée à l'aide de statistiques extraites de bases de données hospitalières jusque là non exploitées.
"La différence est très importante. Pour l'année 1998, Nous avons de l'ordre de 800 mésothéliomes (cancers de la plèvre) et l'hebdomadaire en trouve 1.300.
Mais nous croisons nos résultats avec les données nationales de mortalité, relève le Pr Golberg.
Risques professionnels
"On va confronter les données et retourner aux dossiers des patients, dit-il. 11 évoque des divergences de définition des cas (année d'hospitalisation ou année du diagnostic). Mais, ajoute-t-il, "cette démarche est très intéressante".
"D'une façon générale, les médecins ne sont pas attentifs aux risques professionnels, la profession n'est souvent même pas notée dans le dossier", déplore-t-il.
La demi-douzaine de cas touchant des sujets jeunes, notamment une comptable de l'usine de Fibrociment Éternité (Nord), emportée par un cancer de la plèvre à 27 ans, soulève l'inquiétude si la sécurité des chantiers de décontamination des immeubles pleins d'amiante laissait à désirer.
"L'âge moyen de survenue des cas (mésothéliome) se situe entre 60 et 70 ans, correspondant à une exposition qui a commencée au début de la carrière professionnelle, vers l'âge de vingt ans", explique le Pr Golberg.

 

 
AISNE NOUVELLE DU 12 AVRIL 2001
Association l'amiante et les anciens salariés exposés d'Hazemeyer et Unelec
Unelec reconnue officiellement
Par arrêté du 19 mars dernier paru au Journal officiel du 31 mars, la société UNELEC a été reconnue par le ministère de la Santé pour la période postérieure à 1989.
" C'est important car c'est une reconnaissance officielle de l'utilisation de l'amiante. C'est un grand pas qui vient d'être franchi pour les personnes qui ont subi des souffrances physiques et morales. Cette décision va permettre d'allouer l'allocation de cessation anticipée d'activité à une certaine catégorie de personnes en attendant le prochain arrêté dont le projet de listes soumis à la commission ATIMP du 25 avril pourrait reconnaître les deux sociétés dans leur intégralité ", souligne notamment Daniel Liénard, président de l'association " L'amiante et les anciens salariés exposés d'Hazemeyer et Unelec ".
Face au nombre d'adhérents qui n'a cessé d'augmenter depuis sa création (près de 200) et pour des raisons de sécurité, l'association tiendra sa réunion mensuelle ce jeudi 12 avril, à 17 h 30, près de l'église, en la salle Marchand qui permet d'accueillir un plus grand nombre de personnes qu'au centre social du Moulin-de-Tous-Vents.
M.B. AISNE NOUVELLE 12/04/2001

 
L’invité du jeudi
Daniel Liénard et son combat contre l'amiante
"Ne pas sacrifier la santé au fric"
 
Marié et père de trois enfants, Daniel Liénard, 54 ans, préside l'association "l'amiante et les anciens salariés exposés d'Hazemeyer et d'Unelec", créée avec un collègue en mars 2000. L'homme a travaillé au contact de l'amiante toute sa vie. En cessation d'activité et en bonne santé aujourd'hui, Daniel Llénard parle d'une épée de Damoclès au-dessus de son existence. Interview quelques jours après une grande victoire judiciaire des victimes de l'amiante.

 
Quel est votre parcours professionnel ?
"Je suis un ancien d'Hazemeyer et d'Unelec, J'ai démarré à Hasemeyer comme apprenti à 14 ans, pour y travailler jusque 19881. J'ai ensuite rejoint Unelec jusqu'en 19998 et mon licenciement économique. J'ai gravi les échelons d'ouvrier, technicien d'atelier pour finir agent de maîtrise. J'ai été responsable de la partie fusibles revendue à Unelec. Tout ce qui avait trait à l'amiante est parti chez Unelec qui en avait depuis 1937 ".
Votre situation aujourd'hui.
" Je ne travaille plus. Je touche l'allocation amiante, 65% de mon ancien salaire brut, depuis octobre 2001, un mois après que Hazemeyer et Unelec ont été reconnus au Journal officiel. C'est le cas d'à peu près 150 personnes de l'association qui en ont fait la demande. C'était à l'origine l'objet principal de l'association ".
Que pèse justement votre association ?
" On est près de 500 adhérents. On s'est aperçu rapidement qu'il y avait eu des décès depuis plusieurs années. On a recensé une vingtaine de décès de personnes ayant pu être contaminées par l'amiante qui n'était pas reconnue à ce moment-là, et une quinzaine de dossiers déposés en demande de maladie professionnelle auprès de la Sécurité Sociale. Entre-temps, un camarade pris en charge par l'ANDEVA (Association Nationale des Victimes de l'Amiante) est malheureusement décédé en août 2001 d'un cancer du poumon. C'est le premier de l'association, dont la mort a été officiellement reconnue comme causée par l'exposition à l'amiante ".
Comment est née votre association ?
"En 99, j'ai appris a posteriori qu'un débat pour les entreprises s'était tenu sur l'amiante. Nous qui étions suivis médicalement pour l'amiante, qui avions une attestation d'exposition, on était informé de rien. Avec mon collègue Jean-Paul Brisset, le trésorier, on a créé l'association pour avoir du poids. On a bien vu en 99 que les gros trusts, chantier naval, industrie automobile, allaient être concernés par l'allocation amiante, à l'inverse des petites entreprises. Ce fut notre premier combat. Le suivi médical est le deuxième objectif de l'association. Le troisième objectif, c'est de défendre les malades de l'amiante, qu'ils soient indemnisés ainsi que leurs ayants droits en cas de décès. Tout seul on ne serait arrivé à rien ".
Combien de personnes sont concernées par le problème ?
" Plus de 3 000 pour nos deux entreprises. Un millier de personnes pour Hazemeyer reconnu entre 48 et 91 et plus de 2 000 chez Unelec entre 1937 à 1995. La rencontre avec la ministre Elisabeth Guigou à SaintQuentin en 2001 a été déterminante, tout comme le soutien de la députée Odette Grzegrzulka. L'amiante a été interdite en 97. En 2001, il y avait encore des pièces en stock avec de l'amiante chez Unelec. On demande que la reconnaissance soit étendue de 96 à 2001. Seules les entreprises où l'on a manipulé de l'amiante, pour leurs propres produits, peuvent être reconnues. Des salariés de plusieurs entreprises locales se sont renseignés auprès de moi. Leurs demandes'doivent être destinées à l'inspection du travail. Je les dirige aussi vers l'ANDEVA, l'Association Nationale des Victimes de l'Amiante "

 
Le poste de travail est-il déterminant pour la reconnaissance de l'exposition?
" Parler de poste est restrictif. Quel que soit l'endroit de l'atelier, les fibres étaient présentes dans l'atmosphère et ont été inhalées, respirées pendant de longues années. Imaginez l'impact sur l'air environnant, quand on coupait des rondelles d amiante. avant de souffler autour à l'air comprimé. Les entreprises ont été  mises en garde en 1976. Nous,, on  a commencé des travaux dans les ateliers pour éliminer au maximum les poussières d'amiante en 86. Dix ans après, on a fait des aménagements draconiens, On avait pratiquement plus le droit de toucher à rien et en même temps on laissait des pièces dans les stocks. Le premier discours des entreprises fut longtemps de dire que l'amiante était irremplaçable. Surtout parce que c'était peu cher. Dès que le gouvernement a interdit l'amiante, c'est devenu beaucoup plus cher et de nouveaux produits de remplacement sont arrivés et ont donné entière satisfaction, C'est ça l'aberration ".
Que savez-vous sur les maladies autour de l'amiante ?
" La maladie se déclare entre 20 et 40 ans après l'exposition. Le pic de décès est pour 2020, selon le docteur Claude Got qui prévoit 15 000 morts par an entre 2005 et 2010 ".
La semaine dernière, la Cour de cassation a confirmé les arrêts en appel, favorables aux salariés, en reconnaissant la notion
" de faute inexcusable et l'obligation de résultat " pour les entreprises qui ont exposé leurs salariés aux risques de l'amiante.

 
"C'est une victoire très importante pour tout le monde, pas seulement pour les victimes de l'amiante. Ça fait jurisprudence pour que les entreprises soient reconnues responsables en cas de risque sur la santé de leurs employés. C'est une grande avancée. C'est reconnaître les salariés comme des êtres humains et non pas comme des robots. Pour qu'il n'y ait plus jamais
ça avec l'amiante, ou avec autre chose. Pendant un an j'ai suivi le collègue décédé, sa détresse. Il savait son terme, la chimiothérapie, l'enlèvement d'un poumon. Qu'on ne
laisse, plus les industriels, les gouvernants sacrifier la santé des gens, ne pas les avertir et les prémunir, pour une question de fric!"
Recueilli par Nicolas TOTET

 
Courrier Picard du 18 mars 2007
Amiante: la vigilance toujours de mise
L’association Amiante Hazemeyer Unelec a tenu dernièrement son assemblée générale en la salle Marchand en présence de 150 personnes. Cette association, déclarée en mars 2000 en la sous-préfecture de Saint-Quentin , regroupe aujourd’hui environ 600 membres.  D’un groupement de salariés anciens ou actifs des deux sociétés saint-quentinoises Hazemeyer et Unelec , qui ont lutté et qui luttent officiellement pour faire reconnaître leur exposition à des risques de maladies professionnelles dues à l’usinage et à la manipulation de produits contenant de l’amiante.
Dans le rapport moral qu’il a exposé à l’assemblée, le président Daniel Liénard a mentionné que 34 nouveaux dossiers ont été établis au cours de l’année écoulée. Une démarche indispensable pour que les personnes concernées puissent obtenir dans le futur leur allocation amiante spécifique.
Des sorties pour se détendre
Pour le président, l’association est là « pour aider chacun des membres  dans leurs démarches administratives et médicales. Nous sommes là pour les épauler, pour être à leur écoute. »
L’association propose en outre diverses rencontres et activités. Le 12 avril 2007, elle organise un déplacement à Maroilles pour une kermesse de la bière, au tarif de 35 euros par personne.. Départ place de la Liberté à 11 heures.
Le 12 septembre est programmé une excursion à Bruxelles au prix de 20 euros.
Le site Web de l’association: association-hazemeyer-unelec.asso.fr

 

 
Aisne Nouvelle du mardi 20 mars 2007
Les salariés exposés à l’amiante en assemblée générale
Deux voyages au programme
Daniel Liénard a présidé l’assemblée générale de l’association « Amiante et les anciens salariés exposés d’Hazemeyer et d’Unelec ». Cette réunion annuelle a rassemblé de nombreuses personnes. Le président est aidé dans sa tâche par : Philippe Dehays (vice-président), Daniel Colombier (secrétaire), Dominique Langlet (secrétaire adjoint), Jean-Paul Brisset (trésorier), Jean-Marie Crapart (trésorier adjoint).
Soulignons que l’objet de cette association est de créer un groupement de salariés et anciens d’Hazemeyer et d’Unélec, afin de faire reconnaître officiellement ces entreprises pour avoir fait usiner  et manipuler de l’amiante sans aucune protection, exposant une partie de leurs salariés à des risques de maladies professionnelles, médicalement suivi après leur cessation d’activité.
D’autre part deux voyages seront mis en place, l’un à Bruxelles et l’autre à Maroilles.

 
Courrier picard 10 mars 2011
Les salariés de l'amiante vigilants

 
Le combat continue pour les anciens salariés des entreprises Hazemeyer et Unelec. Le président de l'association Amiante craint des cas de maladie grave :
« L'épée de Damoclès demeure».
C'est dans la salle Marchand de Gauchy que l'association Amiante Hazemeyer-Unelec a tenu mardi soir son assemblée générale. Une fois de plus, ce rendez-vous a été parfaitement respecté par environ 120 personnes, ce qui représente plus de 20% des 550 membres de l'association.
Celle-ci rassemble des salariés des deux entreprises saint –quentinoises Hazemeyer et Unelec, et a été créée en 2000 pour faire reconnaître leur exposition à des risques de maladies professionnelles dues à l'usinage et à la manipulation de produits contenant de l'amiante. « Il faut savoir, précise le président Daniel Liénard, qu'un nombre relativement important de nos membres
a quitté la région pour s'éparpillerun peu partout en France et même à l'étranger. Ils n'en délaissent pourtant pas l'association et restent en contact étroit avec nous. »
L'association continue ses actions. D'une part pour aider ses adhérents dans diverses démarches,
« même, insiste le président, en défendant leurs intérêts devant le tribunal administratif »; et pour….

 
3 Questions à Daniel Liénard

 
« Beaucoup moins pessimistes »
DANIEL LIENARD Président d'Amiante Hazemeyer-Unelec.
Dans quel état d’esprit vous trouvez-vous aujourd’hui ?
Beaucoup moins pessimiste qu'il y a quelques années. Actuellement, et heureusement, nous n'avons pas à signaler de
cas médicaux graves liés aux maladies de l'amiante. Mais nous restons….

 
siers à déclarer. L'épée de Damoclès demeure au-dessus de nos têtes.
Quelles sont vos relations avec la Caisse d'assurance retraite el de la santé au travail (Carsat)?
Elles se sont nettement améliorées. Nous avons de bons dialogues avec ses responsables et, surtout, nous obtenons plus rapidement
des réponses aux dossiers . Avant, il fallait patienter près d'un…..
deux mois.

 
Quelle est la force de votre association?
Compte tenu de notre nombre, nous représentons un poids non négligeable dans nos rapports avec les .organismes. Nous sommes écoutés et nos revendications sont entendues. Je souhaite qu'il en soit de même en ce qui concerne l'incorporation de nos
heures supplémentaires dans les …
officiels. « C'est ainsi que nous nous battons actuellement pour que la Caisse d'assurance retraite et de la santé au travail (Carsat) calcule les allocations qui nous sont dues en prenant tous les facteurs en compte, et notamment nos heures supplémentaires
exonérées des charges sociales. Il semblerait actuellement que ces heures ne soient pas intégrées dans le calcul. » Le bureau a adressé à Xavier Bertrand un courriel resté sans réponse à ce jour.
«Nous allons lui envoyer un courrier plus officiel, en iui demandant aussi des précisions sur l'incorporation de ces heures pour un autre calcul, celui des retraites. »
Un rendez-vous est également programmé le 17 mai avec des responsables de la Carsat pour évoquer ces questions.
Le bureau de l'association est composé de Daniel Liénard (président), Philippe Dehais (vice-président), Jean-Paul Brisset (trésorier),
Jean-Marie Crapart (trésorier adjoint), Daniel Colombier (secrétaire), Dominique Langlet (secrétaire adjoint).
De notre correspondant

 

 
Samedi 17 Mars 2012 - 10h21
Vendredi 16 Mars 2012
GAUCHY Toujours là face à l'amiante
Réunie en assemblée générale, mardi soir à Gauchy, l'association «amiante Hazemeyer-
Unelec» poursuit sa raison sociale. Plus que jamais.
L'association des anciens salariés exposés à l'amiante poursuit sa volonté d'apporter aide et
conseils à ses adhérents pour les sortir des méandres administratifs. Elle a tenu son
assemblée générale dans la salle Marchand de Gauchy. Les adhérents ont une nouvelle fois
participé nombreux à la réunion (environ 110 présents) démontrant de belle manière leur
attachement à leur association et aux services qu'elle peut leur rendre.
Ainsi, et bien que cette réunion n'en fournissait pas l'objet, des membres ont abordé le
président, Daniel Liénard, avant le début des discours pour lui parler, papiers à l'appui, de
problèmes administratifs qu'ils connaissent dans leurs dossiers avec des administrations.
«Il faut savoir, explique le président, que les dossiers sont de plus en plus compliqués à établir.
Nous apportons nos conseils à tous nos membres, mais aussi à des gens de l'extérieur qui sont
en quête de renseignements et d 'aide».
En dressant le rapport moral, Daniel Liénard a précisé qu'au cours de 2011, l'association a
facilité l'envoi de 14 dossiers de demandes d' allocation amiante à la caisse Carsat de Villeneuve d'Ascq (Nord) contre 20 en2010. «Tous
les dossiers déposés ont obtenu une réponse positive», a certifié le président. Qui a aussi évoqué les différences qui peuvent exister entre
les contrats individuels des personnes adhérant aux mutuelles et le contrat «collectif» que l' association a négocié de son côté. «On peut
ne pas être d'accord (NDLR: avec les conditions du contrat collectif actuel), il n'empêche que pour le moment nos contrats sont les moins
coûteux à garanties égales et à âge sensiblement égal.» Ayant participé à une grande réunion d'information sur, précisément, l'avenir de la
mutualité française, Daniel Liénard s'est voulu rassurant. «Nous n'avons actuellement pas de grandes revendications à formuler, sachant
que les adhérents qui touchent l'allocation amiante seront indemnisés jusqu 'à obtenir une retraite pleine et entière.»
Le bureau a été confirmé dans ses fonctions dans son intégralité: Daniel Liénard (président), Philippe Dehais (vice-président), Jean-Paul
Brisset (trésorier), Jean-Marie Crapart (trésorier adjoint), Daniel Colombier ( secrétaire) et Dominique Langlet (secrétaire adjoint).:

 
AISNE NOUVELLE DU 17 /04/2013

 
Les demandes d'allocation amiante gonflent.

 

 

 

 

 

 

 
C'est sous la présidence de Daniel Liénard, que l'assemblée générale de l'association regroupant les anciens salariés exposés à l'amiante d'Hazemeyer et Unelec s'est tenue dans la salle Marchand devant de nombreux adhérents.
Celui-ci a souligné « qu'en 2012, 28 dossiers de demande d'allocation amiante ont été envoyés à Villeneuve-d'Ascq (Nord), ce qui porte à 474 le nombre de dossiers transmis à ce jour. D'autre part, l'âge légal de départ à la retraite pour les allocataires amiante est fixé à 60 ans si l'allocataire a acquis le nombre de trimestres lui permettant de bénéficier d'une retraite à taux plein, suivant un barème établi ».
Pour conclure, Daniel Liénard a souligné « qu'aucune activité ni sortie n'est prévue à ce jour… »

 


 


 


 
http://www.association-amiante-hazemeyer-unelec.asso.fr/
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